dimanche 15 avril 2012

L'entrée de notre environnement est interdite avec des frites.

Ce projet a été une occasion pour moi de jouer sur l'ironie, l'absurde, pour cela je me suis inspirée du travail de Mariel Clayton, en réutilisant la Barbie, ce qui m'a interpellé au delà de l'humour est la mise en scène à une petite échelle, j'ai exploité le même procédé, en créant une maquette comme support. 

(Mises en scène de Barbie de Mariel Clayton)

Pour donner un aspect enfantin, j'ai fait le choix d'épurer au maximum toutes les formes et les objets jusqu'à les simplifier, et d'emprunter l'image de la "Barbie" ce qui m'a permis de créer une mise en scène qui pourrait être un extrait de dessin animé. J'ai été influencée bien sur par LOGORAMA pour des raisons de mises en scène et de stylisation.

Cours métrage humoristique et caricatural mettant en scène les logos occidentaux :

|   LOGORAMA   |


Je présente donc, le Centre d'aseptisation, qui est une manière de concevoir notre environnement, ici même, interdit avec des frites.



Peintures sur toile, sans contours, sans formes.

Pour ce projet mon choix de départ a été de prendre le contre pied de la demande.
L'intérêt de réaliser une peinture sur toile sans formes ni contours est de créer une forme d'abstraction à travers le vide, en allant contre la demande et en réalisant une peinture sur toile surchargée de formes et de contours mon but est de créer une forme d'abstraction à travers le "trop plein".

Pour réaliser cette toile je me suis appuyée sur des travaux d'artistes de l'Art Nouveau car pour créer un visuel surchargé en utilisant des formes organiques.

                                                              (Bijoux René Jules Lalique)


                                                                (Hotel Tassel Victor Horta)
J'ai aussi trouvé l'inspiration à travers la culture africaine, le rythme des lignes, la surcharge de motif...

                     
Ma réalisation finale est donc une interprétation contemporaine de deux cultures et époques totalement différentes qui me touchent.



Noté en cours : 12/20

mardi 3 avril 2012

Réaliser une production tridimensionnelle et sonore, molle et pataphysique (l'utilisation de la pomme de Terre est interdite).



Pour ce projet j'ai fait le choix de traiter d'un sujet d'actualité, mon travail tourne autour de l'afflux d'information sur notre cerveau.

Pour réaliser ce travail j'ai utilisé de la pâte à sel, du latex, peintures et colorex, des journaux, j'ai aussi sélectionné 1oo photographies de l'imagerie commune, ainsi que des extraits de radios, pour créer une vidéo.

Cette vidéo représente l'afflux d'information, des extraits de quelques secondes ainsi que des images qui défilent, séparés d'une demie seconde de transition, ce qui créer un effet de rapidité et de saturation.

Les journaux au sol ne représentent pas moins l'actualité mais surtout la saturation d'informations, ce que je veux montrer à travers ça, est que notre cerveau reçoit tellement d'information, qu'il est très difficile de réellement faire un tri, bien que nous ayons tous les capacités de sélectionner et orienter notre culture, le fait que l'on reçoive autant de "données" ne nous aide pas à garder seulement ce qui nous interresse.

Ce qui l'abrupti et le met dans un état végétatif... De pomme de Terre.

vidéo + montage sonore : http://youtu.be/sb6dzX2k5wg
présentation n°1 : http://youtu.be/VGHUL4OUwsc
extrait de présentation n°2 : http://youtu.be/hjib-qycRYE


Noté en cours : 16/20

lundi 12 mars 2012

Si mon père était ma mère, serais-je encore moi ?

Pour ce projet j'ai tout d'abord mis en évidence la notion de dualité, le père, la mère, qui deviendront ici, deux figurines fantomatiques asexuées. Serais-je encore moi ? Reste une question sans réponse à la libre interprétation de chaque spectateur.

Pour la réalisation des silhouettes de papier je me suis inspirée du travail "Théâtre d'ombres" de Christian Boltanski, une installation de figurines métalliques découpées misent en scène par des lumières qui projettent des ombres sur les murs de la pièce créant ainsi tout un univers à échelle humaine. 


Ce jeu entre l'amusement de petites silhouettes découpées de façon naïve et l'angoisse des projections fantomatiques et intrigantes a aussi été un de mes objectifs. Une thématique de l'enfance, toujours entre l'innocence et la torture de la peur.

J'ai voulu recréer cet univers en plaçant mes deux figurines sur un fil métallique qui les fera plus ou moins bouger, sur ces personnages énigmatiques sera projetée d'un stroboscope une lumière par intermittence qui dessinera les ombres de ceux-ci au sol, provoquant ainsi des apparitions fantomatiques.
Un son électronique aiguë en boucle sera diffusé, pour accentuer l'angoisse et créer un sentiment d’oppression, de saturation...

                                                            (Silhouettes de papiers découpés)




Noté en cours : 11/20

Réaliser une stèle pour Antonin Artaud


Antonin Artaud, poète, passionné des Arts, personnage torturé, schizophrène, il subi au cours de sa vie plusieurs cures de désintoxication, et fini par se faire interner en hôpital psychiatrique où il est victime d'une série interminable d'électrochocs..

La psychologie torturée d'Antonin Artaud est ici représentée par ces fils métalliques qui s'entrecroisent et créent un amas informe qui semble s'évaporer comme de la fumée légère et dense. Brillante et agressive, telle son esprit. Cette sensation d'ascension produite par la montée de fil de fer est une façon de représenter la vie pleine de méandres et finalement ce repos trouvé dans la mort ou du moins l'aboutissement de sa vie, qui peut être considéré comme la délivrance à ses tortures. Il disait : "parce qu'en réalité je ne suis jamais  et qu'en vérité je ne peux pas mourir".

Dans l'enregistrement : "Pour en finir avec le jugement de Dieu" sur lequel je me suis appuyée pour réaliser mon travail, j'ai relevé un grand questionnement de la part d'Antonin Artaud autour de la vie, mais plus précisément la fécondité, il parle à maintes reprises de sperm, de reproduction , pour matérialiser ses préoccupations, j'ai choisi d'enfermer dans un bocal un liquide visqueux et gris, tel du sperm qui aurait pourrit, représentant ainsi un départ de vie déjà atypique et malsain.




dimanche 29 janvier 2012

Une première réponse à une question qui n'a pas été posée.




Après un bac STI Arts Appliqués, me voilà en première année de Licence à la FAC en Arts Plastiques, mon but ?
                                                        Toucher à tout et acquérir un maximum de
                                                        culture artistique pour pouvoir créer de façon 
                                                        de plus en plus pertinente.

Ce petit book en ligne illustrera mon travail, mes recherches à travers des sujets donnés en cours, en essayant d'exploiter au mieux mon univers poétique et torturé...
Les deux pieds dans l'art contemporain, une grande affection pour le Street Art ainsi qu'une prédilection pour le stylisme, je cherche ma voie pour réussir à avoir une réelle singularité dans mon travail, mêlant féminité, thématiques des arts de rue, dynamisme, recyclage, mais surtout un gros questionnement récurrent sur l'enfance et sa bipolarité.

Chacun de mes travaux seront liés à un texte explicatif, qui décrira les matériaux utilisés, ma démarche, ainsi que des références d'artistes si besoin.